Histoire et anecdote

Rosalie
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Un bout de mon histoire avec Rosalie

Rosalie premier regard

Grand deuil

En 2007, j’ai vécu un grand deuil. Tommy, mon petit caniche miniature est décédé. Depuis quelques mois, Tommy était atteint de la maladie d’Addison et nous n’arrivions pas à neutraliser sa maladie avec les médicaments. J’ai dû me résoudre à le laisser partir. J’en ai eu le cœur déchiré. Après quelques semaines et malgré le deuil, j’ai voulu adopter un autre petit caniche.

Je suis donc partie à la recherche d’un petit caniche. J’ai rencontré une petite chose bien « contonnée », très petite, chétive, qui semblait bien mal en point. Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris d’apprendre que je l’ai aimée tout de suite. J’ai donc décidé de l’adopter. C’était une petite chienne qui avait été abusée. Parce qu’elle était toute petite, on avait cru pouvoir faire ce qu’on en voulait. Rosalie, car c’est ainsi que je l’ai appelée, pesait 6 livres et avait 9 mois mais déjà un lourd bagage.

Rosalie en pleine forme

Rosalie dans toute sa splendeur

Je lui ai d’abord fait raser sa toison, il s’agissait en fait d’un lourd manteau feutré qu’on lui a enlevé en un seul morceau. Rosalie est alors apparue dans toute sa splendeur.Je pratiquais déjà la zoothérapie et j’espérais de tout cœur que Rosalie devienne une partenaire de travail. Évidemment, je lui laissais quelques temps pour s’adapter à sa nouvelle vie avant de l’amener avec moi en intervention.

Les semaines passaient et Rosalie commençait à réagir un peu lorsque nous voulions la toucher. Sa réaction a empiré et suite à des toilettages, elle s’est mise à mordre toutes mains qui l’approchaient. Rosalie ne donnait pas d’avertissement clair avant de mordre. Seule une toute petite partie de sa lèvre supérieure se soulevait très légèrement. Rosalie ne voulait plus être touchée par les humains et devenait très réactive aux autres animaux.

Le problème de Rosalie était devenue très grave et aucune approche que je connaissais ou qu’on me suggérait ne fonctionnait. Je vivais avec une petite chienne que je ne pouvais pas toucher mais que je devais tout de même toiletter, brosser, couper les griffes…

Diagnostique : anxiété d’anticipation

Après quelques mois de ce régime, j’ai pris la décision de consulter un vétérinaire comportementaliste. Diagnostic : anxiété d’anticipation. Pour Rosalie, toute tentative d’approche par le toucher correspondait à une anticipation d’abus ou de douleur. Une très longue thérapie a alors commencé. Tout d’abord une médication pour aider Rosalie à sortir de sa bulle et à collaborer avec moi puis une thérapie comportementale.

Les périodes de doutes étaient suivies de périodes de désespoir, puis une petite période positive et nous retombions dans le doute et le désespoir. Combien de fois j’ai pensé devoir la faire euthanasier, combien de larmes j’ai versé car j’étais découragée et que je ne me résolvais pas à poser un geste aussi dramatique. Puis je recommençais le travail. Par chance, j’ai rencontré des gens qui m’ont grandement aidée à travailler et à soigner au besoin Rosalie : Zuzanna Kubica de Cœur Canin, Anaïs Morel qui m’a enseigné à toiletter sans pratiquement toucher, Annie Choinière qui doit s’en occuper régulièrement quand je m’absente, des vétérinaires : Dr Joël Bergeron et Dre Marilyne Blanchette de l’hôpital vétérinaire des Seigneuries et depuis quelques années, Dre Anne-Marie Gagnon du bureau vétérinaire holistique de l’Estrie. Tous nous ont aidé Rosalie et moi à trouver des solutions, à améliorer notre qualité de vie.

Apprendre le respect des animaux

Aujourd’hui, dix ans plus tard, je réalise à quel point avoir un chien qu’on ne peut pas toucher nous apprend le respect des animaux. Jamais maintenant je m’approche d’un animal sans son accord, jamais je ne touche à un animal sans son consentement, sans qu’il ne me montre qu’il est d’accord pour se laisser toucher, flatter, cajoler. Rosalie est toujours avec moi et elle a réappris à grogner – félicitations Rosalie – elle n’a plus besoin de mordre.

Je peux la flatter à deux reprises!

Elle est maintenant âgée de 10 ans. Je peux la flatter à deux reprises lorsqu’elle vient me gratter la cuisse. Trois fois c’en est une de trop pour elle et elle risque de se sentir obligée de mordre. Elle est toujours sous médication car son anxiété devient trop importante sinon. Depuis quelques mois, je peux la raser au lieu de la toiletter au ciseau, quelle marque de confiance de sa part!

Ma Rosie me fait la fête quand j’arrive. Elle me donne des bisous. Elle me parle et me donne tant. Rosalie m’a appris à aimer les êtres comme ils étaient avec leurs limites. J’ai appelé ma fermette Rosie et Cie car toujours je me souviendrai de ce petit être qui m’a tant changée.

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Jacinthe St-Pierre

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